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Cancer colorectal: Québec doit tenir sa promesse d’instaurer un programme de dépistage

3 mars 2026

Le Québec doit tenir sa promesse d’instaurer un programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal dès maintenant

Près de trois ans après l’adoption unanime par l’Assemblée nationale du Québec d’une motion demandant la mise en œuvre du Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCCR) d’ici la fin du mandat de l’actuel gouvernement, le Québec demeure la seule province sans programme de dépistage organisé.

« Le Québec ne peut plus se permettre de prendre du retard. Les projets de démonstration en dépistage du cancer colorectal ont été annoncés en 2010. Quinze ans plus tard, nous attendons toujours un programme pleinement déployé. Assez, c’est assez. Le Québec doit agir maintenant et livrer ce programme avant la fin du mandat actuel » a souligné Barry D. Stein, PDG de Cancer colorectal Canada.
Le programme visait à offrir un dépistage structuré aux personnes de 50 à 74 ans, par le biais d’invitations systématiques et d’un accès gratuit au test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles (RSOSi). Or, en l’absence d’un programme organisé, la responsabilité du dépistage repose encore largement sur les citoyens, qui doivent eux-mêmes demander le test, malgré les engagements répétés du gouvernement en faveur de la prévention du cancer et de la détection précoce.
Selon les données les plus récentes, environ 7 300 Québécois se verront diagnostiqués d’un cancer colorectal cette année, et près de 2 350 en décéderont. Ces chiffres illustrent l’ampleur du fardeau du cancer colorectal au Québec — et le coût humain d’un retard qui se prolonge depuis trop longtemps.

La détection précoce sauve des vies. Lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, le taux de survie au cancer colorectal dépasse souvent 90 %, alors qu’il chute considérablement lorsque la maladie est détectée à un stade avancé. « Le Québec est la seule province au Canada qui n’a pas déployé un programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal, alors que c’est le deuxième type de cancer le plus mortel », avance David Raynaud, gestionnaire principal, Défense de l’intérêt public de la Société canadienne du cancer. « Détecter le cancer tôt permet d’améliorer les chances de survies, de diminuer la lourdeur des traitements pour les patients tout en réduisant la pression sur le réseau de la santé. »
Par ailleurs, le Québec doit faire face à une tendance préoccupante : l’incidence du cancer colorectal augmente rapidement chez les personnes de moins de 50 ans. Les Canadiens nés après 1980 présentent aujourd’hui un risque de deux à deux fois et demie plus élevée d’être diagnostiqués avant l’âge de 50 ans que les générations précédentes. Ces cancers sont souvent détectés trop tard, à un stade avancé, ce qui complique les traitements et assombrit le pronostic.
« Notre demande est d’autant plus légitime que, contrairement à la croyance populaire, notre réseau de la santé dispose de la capacité nécessaire pour effectuer les tests sans y ajouter une pression excessive. Si le gouvernement souhaite poser un geste porteur et populaire, en voici un ! », déclare Marco Décelles, directeur général de la Fondation québécoise du cancer.

Face à cette réalité alarmante, plusieurs pays et juridictions ont déjà abaissé l’âge de dépistage à 45 ans, reconnaissant que le dépistage plus précoce permet de prévenir davantage de cancers et de sauver plus de vies.
Cancer colorectal Canada, la Société canadienne du cancer et la Fondation québécoise du cancer demandent au gouvernement du Québec de tenir sa promesse soit de déployer immédiatement le PQDCCR et d’y consacrer les ressources nécessaires, tout en mandatant l’Institut nationale d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) d‘étudier la possibilité d’abaisser l’âge de dépistage à 45 ans.
Agir dès maintenant, avec une stratégie de dépistage proactive, inclusive et élargie, pourrait transformer la prévention du cancer colorectal au Québec. Chaque année de retard coûte des milliers de vies qui pourraient être sauvées.

 

Fédération québecoise du cancer

 

 

 

Pour toute demande média :
Cancer colorectal Canada
[email protected]; 514 875-7745, poste 2524

Fondation québécoise du cancer
[email protected]; 514 527-2194, poste 228

La Société canadienne du cancer
[email protected]; Fatou Thiam, Gestionnaire, Communication

 

Marco Décelles – Directeur général de la Fondation québécoise du cancer

Barry D. Stein – PDG de Cancer colorectal Canada

David Raynaud – Gestionnaire principal, Défense de l’intérêt public de la Société canadienne du cancer