Fédération québecoise du cancer

Cancer du sein

Au Québec, il existe le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), initié en 1998 par le ministère de la Santé et des Services sociaux, à l’instar de la majorité des autres provinces canadiennes et de plusieurs autres pays.

Le programme concerne les femmes de 50 à 69 ans qui n’ont jamais été atteintes d’un cancer du sein. Elles sont invitées par une lettre à passer une mammographie de dépistage aux deux ans.

Elles sont rejointes directement par courrier personnalisé, grâce aux données protégées fournies par la Régie de l’assurance maladie du Québec.

 

De nombreuses études ont prouvé que le dépistage par mammographie peut réduire la mortalité causée par le cancer du sein dans cette tranche d’âge plus précisément.

Pour plus de détails concernant ce programme de dépistage, nous vous invitons à consulter le site Web du PQDCS.

En quoi consiste la mammographie ?

La mammographie est un examen radiologique qui utilise des rayons X pour évaluer les tissus du sein.

 

La mammographie demeure l’examen radiologique le plus efficace et le plus sensible pour détecter toute anomalie, lésion bénigne ou maligne dans le sein.

 

Elle permet de repérer des nodules de très petite taille, d’un diamètre d’environ 5 millimètres non palpable à l’examen physique, ainsi que des microcalcifications. La sensibilité de la mammographie est d’environ 90 %. Donc une mammographie normale n’exclut pas qu’il y ait malgré tout présence d’un cancer du sein.

 

Lors de l’examen, la compression du sein est inconfortable, mais nécessaire pour les raisons suivantes :

  • meilleure image de l’intérieur du sein;
  • augmente la précision des détails;
  • sépare les structures qui se superposent;
  • réduit les mouvements;
  • diminue la quantité de radiations.

Le sein peut être comparé à une grappe de raisins. La seule façon de détecter un raisin au centre d’une grappe de raisins est d’étaler celle-ci.

Dois-je porter un cache-thyroïde lors de la mammographie de dépistage?

Il n’est pas recommandé de porter un cache-thyroïde lors de la mammographie. Non seulement la dose transmise à la thyroïde est extrêmement faible lors d’une mammographie, mais le cache-thyroïde risque de masquer des parties importantes du sein et causer une reprise d’examen.  Pour plus de détails, consulter le site suivant : Association canadienne des radiologistes

Observations des seins

Peu importe l’âge de la femme, il est important qu’elle soit attentive à ses seins.

Pour être à l’affût du moindre changement sur leurs seins, les femmes doivent :

  • connaître ce qui est normal;
  • connaître les signes possibles de cancer;
  • regarder et palper;
  • consulter sans délai pour tout changement.

Rester attentive à tout changement pouvant survenir :

  • changement de taille, grosseur, forme;
  • changement au niveau de la peau (rougeur, irritation, pli, vascularisation, etc.);
  • changement au niveau du mamelon (écoulement, inversion, direction, ulcération; etc.).

Qu'en est-il de l'auto-examen des seins ?

Il n’est plus recommandé comme moyen de dépistage.

Il a été démontré par de nombreuses études scientifiques que cette méthode ne réduit pas la mortalité par cancer du sein et qu’elle peut entraîner des examens inutiles.

Test génétique

Une femme sur neuf développera un cancer du sein au cours de sa vie. Il est estimé que 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires, que 15 à 20 % sont familiaux.

Autrement dit, la majorité des cancers du sein ne sont pas reliés à une histoire familiale, mais sont plutôt causés par une mutation génétique dite sporadique ou acquise, c’est-à-dire que l’altération des cellules se produit souvent par hasard ou en raison de certains facteurs de risque, comme le tabagisme ou l’obésité.

Qu’est-ce que le test génétique?

D’abord, il faut savoir que le résultat de ce test détermine uniquement si une femme est porteuse ou non d’une mutation des gènes BRCA, permettant ainsi d’estimer son risque de développer un cancer du sein. Il ne permet pas de prédire si elle aura un cancer du sein au cours de sa vie.

Le test génétique s’effectue à partir d’une prise de sang. Il permet de rechercher la présence d’une mutation dans les gènes, comme les gènes BRCA.

Le test génétique doit obligatoirement être précédé d’un conseil génétique composé de différents intervenants en oncogénétique. Pour y avoir accès, une personne doit y être référée par un médecin.

Qu’est qu’un gène BRCA?

Les gènes BRCA1 et BRCA2, découverts dans les années 1990, tirent leur nom de l’expression anglaise BReast CAncer. Présents dans chacune des cellules de tous les êtres humains, ils sont spécialisés dans le contrôle de la division cellulaire, vous protégeant ainsi contre le développement d’un cancer du sein. Naître avec une mutation de l’un de ces gènes l’empêche de bien fonctionner et augmente ainsi le risque de développer plusieurs cancers, dont le cancer du sein.

L’admissibilité à un test génétique

Une femme est généralement admise à un test génétique si elle a plus de 18 ans et que son risque d’avoir une mutation des gènes est supérieur à 10 %. Ce risque est évalué en tenant compte des critères suivants :

  • mutation d’un gène BRCA déjà identifié dans la famille;
  • multiples cas de cancer du sein dans la famille au premier degré, surtout avant 50 ans;
  • cancer du sein chez un homme de la famille;
  • avoir un cancer du sein avant 45 ans;
  • avoir un cancer du sein bilatéral, surtout avant 50 ans;
  • avoir un cancer du sein et de l’ovaire;
  • certains types de cancer du sein et de l’ovaire;
  • ascendance juive ashkénaze;
  • histoire familiale suggérant un autre syndrome héréditaire plus rare

Pour plus de détails sur le dépistage en génétique, appelez à la Ligne Info-cancer au 1 800 363-0063. Une infirmière pourra répondre à toutes vos questions et vous éclairer sur la pertinence de ce test pour vous.

Source :

Consulter en génétique : cancer du sein ou de l’ovaire. CHU de Québec, Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia, Québec 2013, 66 p. Disponible en format électronique

#toutesles8minutes popup

Le cancer est l’épidémie d’aujourd’hui.

Il est temps pour le gouvernement d’agir. C’est urgent.