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Vaccination

Vous avez un cancer et vous souhaitez vous faire vacciner?
Vous trouverez sur cette page quelques ressources utiles.

En bref

La première recommandation demeure d’en discuter avec votre oncologue considérant que chaque usager vient avec ses propres particularités selon son type de cancer, ses bilans sanguins et surtout les traitements qu’il reçoit.

Une chose demeure certaine, un vaccin tel que celui contre l’influenza qui est un vaccin non vivant, est fortément recommandé pour toute personne ayant un système immunitaire affaibli et ce idéalement 14 jours avant le début des traitements (chimiothérapie, immunothérapie, radiothérapie, thérapie ciblé).

Société canadienne du cancer :

Vaccin contre la grippe

Les personnes atteintes de cancer courent un risque accru d’attraper la grippe, d’où l’importance de recevoir le vaccin antigrippal (vaccin contre l’influenza). Le vaccin antigrippal est habituellement offert chaque année à l’automne; il en existe différents types. Le vaccin antigrippal inactivé est administré sous forme d’injection. Le vaccin antigrippal vivant est administré sous forme de vaporisateur nasal. Une personne atteinte de cancer ne devrait pas recevoir le vaccin antigrippal vivant.

Discutez avec votre médecin ou votre équipe de soins avant de recevoir le vaccin antigrippal. Il existe des lignes directrices générales pour les personnes qui sont atteintes de cancer ou qui suivent des traitements contre le cancer.

  • Le vaccin inactivé est habituellement sûr pour les personnes atteintes de cancer.
  • Les personnes atteintes de cancer ne devraient pas recevoir le vaccin vivant pendant leur traitement et jusqu’à 6 mois après la fin de celui-ci.
  • Les personnes qui suivent une chimiothérapie devraient recevoir le vaccin antigrippal 2 semaines avant le début du traitement ou entre 2 cycles.
  • Les personnes qui suivent un traitement ciblé ou une radiothérapie peuvent recevoir le vaccin antigrippal.
  • Les personnes qui suivent une immunothérapie, par exemple au moyen d’inhibiteurs du point de contrôle, devraient voir avec leur médecin si le vaccin antigrippal est indiqué pour elles et si oui, à quel moment le recevoir.
  • Les membres de la famille, les proches aidants et les personnes qui habitent sous le même toit devraient recevoir le vaccin antigrippal.

Guide canadien d’immunisation

Principes généraux

  • Plusieurs principes généraux s’appliquent à la vaccination des personnes immunodéprimées :
  • Maximiser les bienfaits tout en minimisant les méfaits
  • La sensibilité à l’infection et la capacité de réponse à un vaccin varient en fonction du degré d’immunosuppression
  • Vacciner au moment où une réponse immunitaire maximale peut être anticipée
  • Immuniser avant toute immunosuppression prévue, si possible
  • Retarder l’immunisation si l’immunodéficience est transitoire (si cela peut être effectué sans risque puisque l’exposition est peu probable)
  • Interrompre ou réduire l’immunosuppression pour permettre une meilleure réponse immunitaire au vaccin, le cas échéant


Immunodéficience acquise (secondaire)

Les états d’immunodéficience acquise résultent de conditions médicales qui causent directement ou indirectement une immunosuppression (p. ex., troubles hématologiques malins ou tumeurs solides, greffe de cellules souches hématopoïétiques, infection au VIH). L’immunodéficience acquise peut également survenir en raison des traitements immunosuppresseurs (p. ex., traitement aux stéroïdes à long terme, chimiothérapie contre le cancer, autre thérapie cytotoxique, modificateurs de la réaction biologique, inhibiteurs de la calcineurine, radiothérapie) utilisés pour traiter ces affections ainsi que pour traiter les receveurs de greffes d’organes solides et une gamme d’affections inflammatoires chroniques (p. ex., maladies inflammatoires de l’intestin, arthrite, psoriasis, lupus érythémateux disséminé).


Vaccins non vivants

En général, les vaccins non vivants devraient être administrés à des sujets souffrant de troubles hématologiques malins en respectant les calendriers d’immunisation systématique, bien que la réaction puisse être sous-optimale. L’immunisation doit être administrée au moins 2 semaines avant le début du traitement immunosuppresseur ou lorsque le traitement immunosuppresseur est au niveau le plus bas, à moins que le risque d’exposition imminente à l’agent pathogène soit élevé. 


Les personnes qui sont immunodéprimées, y compris celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur, présentent un risque accru d’infection prolongée, de complications graves de l’infection par le SRAS-CoV-2 ainsi que des réponses immunitaires réduites à la vaccination et une ER réduite. Il est recommandé aux individus de recevoir une série primaire de vaccin contre la COVID-19 s’ils ne l’ont pas déjà reçue. Des doses supplémentaires peuvent aider à améliorer la réponse immunitaire et l’ER du vaccin.

Avant un traitement immunosuppresseur

Pour les personnes immunocompétentes qui sont susceptibles d’être soumises à un traitement immunosuppresseur ou dont la maladie pourrait mener à une immunodéficience, les antécédents vaccinaux devraient être vérifiés. Idéalement, tous les vaccins et doses de rappel appropriés devraient être administrés avant le début du traitement immunosuppresseur de manière à obtenir une immunogénicité optimale. Même si les vaccins non vivants peuvent être administrés sans danger à tout moment avant, pendant ou après un traitement immunosuppresseur, les vaccins non vivants doivent être administrés au moins 14 jours avant le début du traitement immunosuppresseur afin d’optimiser l’immunogénicité.

Institut de cancérologie en Europe

Vous avez besoin de plus d’informations?

  • Consultez votre oncologue.
  • Appelez le 8-1-1
  • Appelez la Ligne Info-Cancer au 1 800 363-0063

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